Ce que l'on sait sur la fibromyalgie

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 L'ASSOCIATION DES PATIENTS FIBROMYALGIQUES DES PAYS DE LA LOIRE

 

vous informe sur: https://www.fibromyalgie-pdl.fr/  

 

Elle est reconnue d'intérêt général!

 

Télématin vous informe sur la Fibromyalgie : https://youtu.be/5AoLAY5-n3I

 

Douleurs articulaires, fatigue, troubles du sommeil… Les symptômes de la fibromyalgie sont nombreux et peu caractéristiques. Peu connue en Europe, cette maladie représente près d'un cas sur dix d'invalidité aux Etats-Unis. Des premiers signes au diagnostic, découvrez l'essentiel sur cette pathologie.

 

Sommaire

  1.     Symptômes de la fibromyalgie

  2.     Diagnostic de la fibromyalgie

 

C'est un psychiatre canadien, le Pr. Moldofsky qui a fait émerger en 1975 cette maladie, en identifiant des plaintes équivalentes par privation de sommeil chez des patientes volontaires. Reconnue Outre-Atlantique, elle reste peu connue dans l'Hexagone. La fibromyalgie, ou syndrome polyalgique idiopathique diffus, est pourtant reconnue par l'OMS depuis 1992.

La fibromyalgie reste mal connue car, si les douleurs sont bien réelles, aucune lésion ni inflammation ne peuvent être décelées lors des examens médicaux. Les connaissances actuelles laissent penser que ce syndrome serait le fait de plusieurs facteurs concomitants : des facteurs physiologiques (troubles hormonaux, troubles du système nerveux), des facteurs génétiques et des facteurs environnementaux (traumatisme...). 

 

 Symptômes de la fibromyalgie

 

La fibromyalgie concernerait entre 2 et 5 % de la population, principalement des femmes (70 à 90 %). Selon une étude israélienne, ce trouble ne représenterait pas moins de 10 à 20 % des motifs de consultation dans les services de rhumatologie ou de médecine interne1. Aux Etats-Unis, elle motive près de 10 % des rentes d'invalidité.

Ce trouble est caractérisé par des douleurs des muscles et des tendons le long du rachis, une fatigue et des troubles du sommeil. "On retrouve les troubles du sommeil dans la majorité des cas, sans pouvoir clairement déterminer s'ils sont une cause ou une conséquence de la maladie. Souvent non exprimés parce qu'anciens, les troubles du sommeil sont, sans doute, un point central dans la fibromyalgie", précise le Dr Arthur Wulvik, rhumatologue (Paris)2.

 

 

 

 

Ces symptômes peuvent s'accompagner de différentes manifestations :

·         jambes sans repos ;

·         céphalées ;

·         intestin irritable ;

·         dysménorrhées ;

·         acouphènes

·         etc.

On considère que l'altération de la qualité de vie ainsi que le niveau de perception de la douleur sont au moins équivalents à ceux observés dans la polyarthrite rhumatoïde ou les spondylarthropathies séronégatives.

 

 Diagnostic de la fibromyalgie

 

C'est le médecin qui posera le diagnostic de fibromyalgie après avoir effectué les examens cliniques et biologiques nécessaires et après avoir éliminé les éventuelles pathologies présentant des symptômes identiques à la fibromyalgie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dès 1990, le collège américain de rhumatologie (American College of Rheumatology) adoptait des critères de classification de la fibromyalgie3 :

·         Douleurs diffuses dans la région axiale, c'est-à-dire le long de la colonne vertébrale, ainsi que sur les côtés droit et gauche du corps depuis au moins trois mois ;

·         Douleur ou sensibilité anormale à la palpation d'au moins 11 points listés ci-dessous sur 18.

 

 

 


 
 

 

 

La fibromyalgie de Charles Joël Menkès et Pierre Godeau
Académie Nationale de Médecine

"Compte tenu du fait que cette classification se base essentiellement sur la présence de symptômes subjectifs, on comprendra que l'approche diagnostique repose sur l'habileté clinique du médecin", reconnaît le Collège des médecins du Québec4.

On distingue également deux formes de fibromyalgie, les formes associées à des maladies organiques (polyarthrite rhumatoïde, Goujerot-Sjögren, infection chronique…) et des formes isolées.

Ce n'est qu'une fois le diagnostic posé que le médecin pourra décider de la prise en charge spécifique de la maladie permettant de soulager le patient.

 

Sources :Ecrit par:David Bême

1 - Semin Arthritis Rheum 2001,30:411-417
2 - Conférence de presse du Laboratoire de rhumatologie appliquée - 19/09/2006
3 - Arthritis Rheumatism 1990,vol.33,n°2 :160-172
4 - La fibromyalgie - Collège des Médecins du Québec - juin 1996

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Extrais: "MEDSCAPE du 11 mars 2019 - Aude Lecrubier 28 février 2019"

" En France -- Depuis 1998, une succession de plans d’actions de lutte contre la douleur ont été mis en place montrant clairement que l’amélioration de la prise en charge de la douleur constitue une priorité de santé publique en France.

Pourtant, près de 20 millions de français (environ 30 % de la population adulte) souffrent toujours de douleurs chroniques rebelles aux traitements antalgiques conventionnels, selon l'étude STOPNEP (Study of Prevalence of Neuropathic Pain) [1].

Comment faire mieux ? Probablement en diversifiant les approches et en évitant une escalade thérapeutique qui peut s'avérer dangereuse.

Lutter contre les mésusages

Il est incontestable que, depuis plusieurs années, la prescription plus systématique d'antalgiques, notamment aux âges extrêmes de la vie et dans certaines pathologies, est une avancée.

Toutefois, dans les douleurs résistantes aux traitements, les antalgiques peuvent parfois être prescrits de façon disproportionnée par rapport aux risques associés.

En témoigne l'alerte de l'ANSM ce mois-ci qui rapporte un doublement des intoxications et de la mortalité liées à un mauvais usage des opiacés « forts » et « faibles » (tramadol, codéine…) entre 2005 et 2016 en France [2] (Lire L’ANSM alerte sur la hausse des surdosages liés aux anti-douleurs opioïdes ).

L'ANSM alerte notamment sur le fait que le risque de dépendance au tramadol existe dès la première semaine de traitement. En outre, l'agence rappelle que les recommandations de la Société française d'étude et de traitement de la douleur (SFEDT) de 2016 soulignent que les opioïdes forts ont une efficacité modérée dans les douleurs chroniques non cancéreuses (arthrose des membres inférieurs, lombalgies chroniques, hernie discale…) et dans les douleurs neuropathiques périphériques ou centrales.

Bien que la situation ne soit pas comparable à celle des États-Unis, où les prescriptions d'antalgiques opioïdes font désormais plus de morts que les overdoses à l'héroïne, un certain nombre d’indicateurs incitent à une vigilance accrue de la part des autorités et des professionnels de santé », alerte l'ANSM, qui propose plusieurs mesures pour prévenir les risques et favoriser une meilleure utilisation des opioïdes, notamment de réfléchir à une prescription encadrée du tramadol ou demander à l’industrie pharmaceutique de réduire la taille des conditionnements des opioïdes et le nombre de comprimés par boîte.

Ces actions suivent la politique mise en place par les autorités de santé depuis plusieurs années avec, notamment, le retrait du marché du dextropropoxyphène (Di-Antalvic) en 2011 en raison des risques de surdosages mortels ou la mise en place de restrictions d'indication comme pour l'AINS diclofénac en raison du risque cardiovasculaire associé ou encore les mesures prises pour limiter le risque hépatique lié au surdosage en paracétamol.

Former aux approches non médicamenteuses

Pour optimiser la prise en charge des douleurs rebelles aux antalgiques, l'Académie de Médecine a proposé plusieurs mesures dans un rapport publié fin 2018. Elle préconise notamment de s'assurer de la pérennité des structures spécialisées douleur chronique qui ont une approche multi-dimensionnelle et multiprofessionnelle, mais aussi de favoriser la formation initiale de tous les médecins et soignants à la spécificité de la douleur chronique, de développer la recherche et enfin, de faciliter l'accès à des formations complémentaires sur les nouvelles approches non médicamenteuses, technologiques et psycho-sociales [3].

De son côté l'ANSM recommande, elle aussi, de faciliter la prise en charge non médicamenteuse (psychothérapie, hypnothérapie, kinésithérapie, acupuncture, soutien psychologique, sophrologie, méditation…) – des modes de prise en charge de la douleur qui font de plus en plus d'adeptes.

Nouveaux traitements en vue

Concernant la recherche de nouveaux d'antalgiques, l'arrivée des nouveaux anti-migraineux anti-CGRP est une bonne nouvelle et les études sur la kétamine semblent intéressantes – mais, là encore, l'ANSM a récemment alerté sur des risques d'atteintes uro-néphrologiques, endocriniennes et hépatiques graves liées à une utilisation prolongée ou à des doses élevées.

Enfin, à l'instar de nombreux pays, la France devrait bientôt autoriser l'utilisation du cannabis thérapeutique notamment « dans les douleurs réfractaires aux thérapies (médicamenteuses ou non) accessibles.

Qu'est-ce que la douleur chronique ?

La douleur est dite chronique lorsqu'elle dure au-delà de ce qui est habituel pour la cause initiale présumée, notamment si la douleur évolue depuis plus de 3 mois avec une réponse insuffisante au traitement. Mais aussi, lorsque les capacités fonctionnelles et relationnelles du patient dans ses activités de la vie journalière, au domicile comme à l’école ou au travail, sont détériorées en raison de la douleur.

Il est possible de distinguer trois types de douleur chronique en fonction des mécanismes impliqués :

- La douleur par excès de nociception (ou inflammatoire) qui est due à une stimulation persistante et excessive des récepteurs périphériques de la douleur : les nocicepteurs.

- La douleur neuropathique , liée à une lésion ou une maladie affectant le système somato-sensoriel.

- La douleur dysfonctionnelle , liée à un dysfonctionnement des systèmes de contrôle de la douleur sans lésion identifiée (fibromyalgie, céphalée de tension, colopathie fonctionnelle ou cystite interstitielle...).

Source : Société Française d'Etude et de Traitement de la Douleur (SFETD).

Source: Actualités Medscape © 2019  - Citer cet article: Douleurs chroniques : des alternatives à l'escalade thérapeutique - Medscape - 28 févr 2019.

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